Tu es seul avec une victime consciente qui présente un saignement abondant du bras, et tu dois t'éloigner un instant pour téléphoner aux secours. Que fais-tu ?
- Tu pars chercher de l'aide dans la rue sans donner d'instruction à la victime
- Tu arrêtes la compression le temps de l'appel : quelques secondes sans appui sont sans conséquence
- Tu demandes à la victime d'appuyer elle-même fortement sur sa plaie pendant que tu alertes
- Tu attends que le saignement s'arrête tout seul avant d'appeler
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Bonne réponse
- Tu demandes à la victime d'appuyer elle-même fortement sur sa plaie pendant que tu alertes
La compression d'une hémorragie doit être suffisante et permanente : chaque seconde d'interruption fait perdre du sang. Les RTN 2026 vont plus loin que l'ancienne formulation : la conduite à tenir commence par « demander à la victime de comprimer immédiatement l'endroit qui saigne », le secouriste ne comprimant à sa place qu'à défaut. Demander à une victime consciente d'appuyer elle-même fortement sur sa plaie est donc bien la réponse attendue, et c'est ce qui permet au sauveteur seul de se libérer pour alerter. L'idéal reste d'alerter sans relâcher la compression (téléphone en haut-parleur, faire alerter un autre témoin). Une fois l'hémorragie contrôlée, un pansement compressif prend le relais pour libérer le secouriste ; un garrot n'est posé que si la compression d'un membre est inefficace ou impossible.
Source : Références techniques nationales — GQS (arrêté du 7 juillet 2026), fiche 02PR01 « Hémorragies », § Conduite à tenir, p. 11, et fiche 02FT01 « Compression », § Points clés, p. 13