Une victime essoufflée présente une SpO2 affichée à 98 %. Le secouriste peut-il en conclure que sa fonction respiratoire est normale ?
- Non : une valeur normale n'exclut pas une détresse, le bilan clinique complet (fréquence, amplitude, signes de lutte, coloration) reste déterminant
- Non, il faut d'abord vérifier la valeur avec un second oxymètre
- Oui, à condition que la valeur reste stable pendant une minute
- Oui, une SpO2 supérieure à 94 % élimine toute détresse respiratoire
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Bonne réponse
- Non : une valeur normale n'exclut pas une détresse, le bilan clinique complet (fréquence, amplitude, signes de lutte, coloration) reste déterminant
L'oxymètre ne donne qu'une information partielle. Une victime peut maintenir transitoirement une saturation correcte au prix d'efforts respiratoires épuisants, et certaines situations, comme l'intoxication au monoxyde de carbone, affichent des valeurs faussement rassurantes. La recherche des signes cliniques de détresse (fréquence et amplitude respiratoires, tirage, sueurs, cyanose, difficulté à parler) prime toujours sur le chiffre affiché.
Source : Références techniques nationales — PSE (arrêté du 7 juillet 2026), fiche 04FT08 « Mesure de la saturation pulsée en oxygène », p. 84-85 (§ Indication et § Risques & Contraintes) ; fiche 04FT07 « Évaluation de la fonction respiratoire », p. 82-83