Une victime inconsciente est suspecte d'un traumatisme du rachis cervical. Quelle précaution s'applique lors de la libération de ses voies aériennes ?
- Limiter au maximum la bascule de la tête en arrière et maintenir la tête en position neutre, tout en garantissant la liberté des voies aériennes qui reste prioritaire
- Renoncer à toute libération des voies aériennes tant qu'un collier cervical n'est pas posé
- Basculer la tête en arrière au maximum pour compenser le traumatisme
- Asseoir immédiatement la victime pour dégager sa langue
Voir la réponseRéponse
Bonne réponse
- Limiter au maximum la bascule de la tête en arrière et maintenir la tête en position neutre, tout en garantissant la liberté des voies aériennes qui reste prioritaire
Chez une victime qui a perdu connaissance et que l'on suspecte d'un traumatisme du rachis, la libération des voies aériennes se fait par élévation du menton seul, sans bascule de la tête en arrière. En maintenant la tête à deux mains : placer l'index ou le majeur de chaque main derrière l'angle de la mâchoire et sous les oreilles, ouvrir la bouche avec les pouces placés sur le menton, pousser la mâchoire inférieure vers l'avant et maintenir la position. Ce geste dégage la langue de la paroi postérieure du pharynx sans mobiliser le rachis cervical. La liberté des voies aériennes reste l'objectif prioritaire, mais on l'obtient par une technique conçue pour ne pas mobiliser le cou, et non par une bascule « atténuée ». Chez le nourrisson, le mouvement se limite à ramener la tête en position neutre.
Source : Références techniques nationales PSE (DGSCGC, juill. 2026), fiche 04FT05 « Libération des voies aériennes chez une victime traumatisée »