Pendant une réanimation cardio-pulmonaire, pourquoi les référentiels internationaux insistent-ils pour réduire au strict minimum les interruptions des compressions thoraciques ?
- Parce que le DAE ne peut pas analyser le rythme si les compressions ont été interrompues
- Parce que chaque interruption fait chuter la pression de perfusion du cerveau et du cœur, qui met plusieurs compressions à se rétablir
- Parce que le thorax se rigidifie dès que l'on cesse de comprimer
- Parce que les interruptions fatiguent davantage le sauveteur que les compressions continues
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Bonne réponse
- Parce que chaque interruption fait chuter la pression de perfusion du cerveau et du cœur, qui met plusieurs compressions à se rétablir
Les compressions thoraciques génèrent la pression qui irrigue le cerveau et les artères coronaires. À chaque pause, cette pression s'effondre et il faut plusieurs compressions pour la reconstituer : c'est autant de temps de perfusion perdu. Les recommandations en vigueur demandent donc de comprimer à 100-120 par minute, sur une profondeur d'au moins 5 cm sans dépasser 6 cm, avec le moins d'interruptions possible. Les pauses inévitables (insufflations, analyse du DAE, relève des sauveteurs) doivent rester aussi brèves que possible.
Source : Recommandations ERC 2025, chapitre Adult Basic Life Support (100-120/min, 5 à 6 cm, interruptions minimales)