Cas concret : par une température ambiante de 20 °C, une flaque d'essence s'enflamme instantanément à l'approche d'une étincelle, alors qu'il est difficile d'enflammer une flaque de gazole dans les mêmes conditions. Comment l'expliquer ?
- Le point éclair de l'essence est très inférieur à la température ambiante (elle émet en permanence des vapeurs inflammables), alors que celui du gazole lui est nettement supérieur
- Le gazole n'est pas un liquide inflammable
- L'essence contient de l'oxygène dissous qui alimente la combustion
- Le gazole est plus dense, donc trop lourd pour brûler
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Bonne réponse
- Le point éclair de l'essence est très inférieur à la température ambiante (elle émet en permanence des vapeurs inflammables), alors que celui du gazole lui est nettement supérieur
Un liquide ne s'enflamme que si sa température dépasse son point éclair, température à partir de laquelle il émet assez de vapeurs pour former un mélange inflammable avec l'air. Le point éclair de l'essence est très bas (de l'ordre de −40 °C) : à 20 °C, la flaque est surmontée de vapeurs prêtes à s'enflammer à la moindre étincelle. Celui du gazole est nettement supérieur à la température ambiante (supérieur à 55 °C) : froid, il n'émet pas assez de vapeurs. Mais attention : chauffé, pulvérisé ou imbibé dans un chiffon, le gazole brûle très bien — il reste un combustible dangereux.
Source : Norme NF EN 590 (gazole : point éclair ≥ 55 °C) et règlement CLP (CE) n° 1272/2008 (catégories de liquides inflammables selon le point éclair) ; notion de point éclair : GDO Interventions sur les incendies de structures (DGSCGC, éd. 2018), p. 107